Mis à jour le 13 juin 2023

Perte d’énergie des cellules nerveuses : un point de départ pour la sclérose latérale amyotrophique ?

  • Environ 10 % des cas de sclérose latérale amyotrophique sont dus à des mutations génétiques.

  • Les chercheurs ont identifié chez des patients des mutations dans un gène appelé CHCHD10 qui entrainent un dysfonctionnement des mitochondries, des structures cellulaires en charge de la production d’énergie. 

  • Ils explorent les mécanismes moléculaires impliqués dans ce dysfonctionnement afin d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques pour lutter contre la pathologie.

Ce projet est mené par Véronique Paquis-Flucklinger, à l’Institut de recherche sur le cancer et le vieillissement de Nice.

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Financement accordé à Véronique Paquis-Flucklinger en 2020 dans le cadre de l’appel à projets « Maladies neurodégénératives »

La sclérose latérale amyotrophique est une maladie neurodégénérative rare qui touche 1 400 personnes par an en France. Elle est caractérisée par la destruction des motoneurones, les cellules nerveuses qui commandent les muscles volontaires. Elle se manifeste par une paralysie progressive qui affecte les muscles des membres, de la déglutition, de la parole, de la respiration. Les mécanismes de la maladie sont mal connus et aucun traitement curatif n’est disponible ; l’évolution peut être différente selon les patients, mais le décès intervient généralement 3 à 5 ans après le diagnostic. 

Environ 10 % des cas de sclérose latérale amyotrophique sont des formes héréditaires, causées par des mutations génétiques. Une vingtaine de gènes ont été identifiés à ce jour. Véronique Paquis-Flucklinger et son équipe ont identifié des mutations dans un gène appelé CHCHD10, impliquées dans la sclérose latérale amyotrophique, mais aussi dans d’autres maladies neurodégénératives comme la démence fronto-temporale. Ces mutations sont à l’origine d’un dysfonctionnement des mitochondries, des structures clés de la cellule, puisque responsables de sa production d’énergie et de sa survie. Les chercheurs veulent comprendre les mécanismes moléculaires qui, à partir des mutations découvertes, induisent la dégénérescence des motoneurones.

Dans ce but, l’équipe a développé un modèle de souris qui reproduit la maladie des patients porteurs de mutations de CHCHD10 ; en parallèle, elle travaille également sur des motoneurones en culture issus de patients. Ensemble, ils permettront d’étudier les voies qui mènent à la maladie, mais aussi de déterminer si le muscle pourrait être le point de départ de la pathologie, comme semblent l’indiquer les observations réalisées chez les souris modèles.

Les données recueillies seront utiles pour comprendre la survenue de la sclérose latérale amyotrophique et dessiner de nouvelles stratégies thérapeutiques pour lutter contre cette maladie redoutable.

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